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    Laurence Mauderli à propos d'Objets–trouvés.

    Rapport du mémoire de fin d’études.


    Pour votre mémoire, vous avez trouvé une forme originale et singulière. Votre recherche est riche et démontre votre curiosité. À vous lire, j’ai régulièrement eu l’impression d’être partie en expédition. Une expédition au sens d’un déplacement qui exige des préparatifs et tout un matériel. C’est la pertinence de votre mémoire…

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    Objets-trouvés

    Mémoire de fin d'études ENSCI – les Ateliers.
    Sous la direction d'Aurélien Lemonier.
    2011.


    Quelle est la relation entre la ville et le design?
    Le design comme outil ou comme stratégie pouvant faire ressortir les espaces et les lieux où l’objet se fait médium, entre l’individu et la ville comme entre les individus eux-mêmes.

    Il est entendu que l’écriture des Objets-trouvés fut motivée par ces projets urbains réalisés au cours de mon cursus. Ces projets me questionnent : Quelle est la relation entre la ville et le design? Quel est le rôle du designer sur le territoire urbain? Comment l’objet contribue-t-il à créer l’espace de la citée?
    Telles furent mes premières problématiques. Naïvement j’ai pensé qu’il serait possible de définir clairement design puis ville pour en faire émerger une synthèse.
    Brutalement je comprends que trouver une relation entre ville et design était l’exercice d’une vie, mais surtout un terrible non sens : la ville et le design sont intrinsèquement des ensembles de relations et non des éléments. A mesure que je tente de caractériser les sujets design puis ville, ils fuient, ils m’échappent et je me perds dans une investigation infinie de définitions. C’est un fantasme de tenter de les circonscrire, il faut travailler par analogie puisqu’eux mêmes n’existent pas en eux mais par relation à.
    Je choisis donc de graviter autour de mes sujets par une liste de notions qui qualifient la ville. Je propose une collection de notions qui cheminent entre design et ville. Je les organisent sous la forme d’un abécédaire qui est la classification primaire d’une liste. De plus le plan d’une ville est orienté par une suite de lettres qui permettent de se repérer. Car il faut que je me repère. En effet, le choix des clefs d’entrées est dicté par mon envie de raconter des villes par des objets : les grands-ensembles par la voiture, Brasilia par l’avion, Paris par son mobilier. Néanmoins, au fur et à mesure de mon parcours d’écriture, je prends conscience que de l’organisation en plan je passe en trois dimensions : mes notions abordent la ville selon trois axes qui n’ont pas les mêmes portées : fonctionnelles, narrative, symbolique. Mon étude met en exergue trois propositions de regard sur la ville qui simultanément œuvrent à la production de l’espace urbain : la Fonction, la Temporalité et la Représentation. En disposant mon alphabet dans ces périodes de lecture j’obtiens un index aléatoire, un alphabet dans le désordre, qui est une proposition de forme sans début ni fin, dans laquelle il est possible d’entrer par le milieu. Ces trois périodes, quant à elles, illustrent des états de production de l’espace public :
    F comme Fonction est une approche de la ville comme nécessaire à l’homme. La ville est, dans ce premier axe d’étude, un ensemble de fonctions répondant aux besoins de l’urbain. Je propose de parcourir des villes transformées ou bâties par le progrès industriel avec l’idée qu’il est possible de réaliser un modèle fonctionnel de la ville. C’est la ville moderniste d’Haussmann à Le Corbusier qui cherchent des solutions définitives et permanentes, des modèles pour satisfaire les besoins du corps. T comme Temporalité est une période qui révèle les limites de la ville conçue comme une fonction : en effet, bien que nécessaire pour l’homme, la ville est aussi créée par l’Homme. Elle est habitée par l’homme qui n’est pas programmable. Si bien que la ville comme la condition humaine, est imparfaite, fuyante, évolutive. La ville est produite sur une tension entre ces deux influences paradoxales : la fonction et la temporalité.
    R comme Représentation propose une synthèse, dans laquelle l’espace de la ville se créée depuis un entre-deux : entre la ville réelle et la ville rêvée, entre fonction et fiction, entre le pragmatisme et l’utopisme. L’ensemble des trois périodes contribuent à la production de l’espace urbain. Produire un équilibre entre une ville usuelle et une ville culturelle correspond à faire émerger une représentation de ville et simultanément œuvre à créer de l’espace urbain. L’écriture du mémoire est pour moi l’occasion d'approfondir une pensée sur le design par la ville. Je constate à quel point la ville donne un statut particulier à l’objet : il répond à une fonction qui permet d’utiliser l’espace public. Mais en s’inscrivant dans une temporalité, il participe à la représentation de l’espace urbain : à travers ces dimensions, il construit la ville. Désormais la ville m’apparaît comme un prétexte qui me permet de comprendre ma discipline : le design se situe à l’interstice de sujets qu’il tente de relier.Quelle est la relation entre la ville et le design?

  • la-ville-mondialisee

    La ville mondialisée

    Mémoire de master CIMO, Ecole Nationale des Ponts et Chaussées.
    ENSCI / ENPC, décembre 2008.


    Lorsque "l’homo-urbanus" dessine les villes.

  • l-eau-urbaine

    L’eau urbaine

    Ateliers de Création Urbaine, ÎDF 2030


    Publication de projet.
    ISBN : 978-2-915755-21-3
    © Dominique Carré éditeur, 2009.
    Septembre 2009.

  • des-designers-sur-la-dalle

    Des designers sur la dalle

    Argenteuil, Val d’Argent


    Publication de projet.
    Gip pour le Renouvellement Urbain d’Argenteuil.
    ENSCI – les Ateliers
    Février 2010.